TMS et égalité professionnelle

November 14, 2019

Forum des TMS – Occitanie

 

Le mercredi 5 novembre, l’IPEP-Occitanie était présent lors du forum des Troubles Musculo-Squelettiques à Montauban dans le Tarn-et-Garonne (82) organisé par la SMTI 82. Cet événement rassemblait les Services de Santé au Travail Inter-entreprises (SSTI) pour sensibiliser les employeurs, employeuses et salarié·es aux risques des TMS. 

Les TMS, ces maladies qui touchent l’appareil locomoteur (articulations, muscles tendons…), représentent en France la première cause de maladie professionnelle. Les facteurs sont multiples et peuvent relever de l’exposition au bruit, du froid, des vibrations, de la lumière, etc.

 

Souvent mal reconnus et peu considérés, leur prise en compte devient un enjeu majeur pour l’entreprise qui se doit de développer une culture de la prévention. L’organisation, les locaux et l’ambiance de travail, ses aspects techniques et psychosociaux, doivent être présents dans l’analyse des risques et recensés dans le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels). Ce document, à renouveler tous les ans, permet de formuler des solutions préventives contextualisées.

 

Outre les bénéfices liés à la réduction de la pénibilité, du stress et de l’absentéisme, la prévention des risques professionnels permet aux employeurs et employeuses d’éviter des dépenses : en Occitanie en 2018, le coût lié aux TMS pour les entreprises s’élevait à près de 18 000€. 

 

Et l’égalité professionnelle dans tout ça ?

 

Lorsque l’on constate que les secteurs les plus touchés par les TMS sont ceux de la santé, du social et de l’aide à domicile, il est intéressant de constater que ces secteurs d’activité comporte des effectifs largement féminisés. Et si les TMS ont encore du mal à être reconnus comme des maladies professionnelles, ceux qui touchent les femmes sont encore moins visibles. 

 

Persiste encore l’idée que les métiers fortement féminisés n’exposent pas à la pénibilité physique. Citons par exemple les hôtesses de caisses qui peuvent porter jusqu’à plusieurs tonnes de charges en une journée. Les facteurs d’exposition de ces métiers (posture debout, gestes répétitifs) sont moins visibles que le port d’une charge lourde inerte - et donc sous-évalués - et le stéréotype qui associe les femmes à la faiblesse physique n’y est pas pour rien. Ainsi, si les femmes développent davantage de TMS, ce n’est pas tant qu’elles seraient plus fragiles que parce qu’elles sont plus souvent affectées à des travaux répétitifs sous contrainte de temps, exposées à des fortes exigences psychologiques tout en ayant moins d’autonomie. 

 

Il s’agit ici de tenir compte de l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe. La division sexuée du travail, qui traduit une occupation différenciée des postes de travail des femmes et des hommes, continue d’invisibiliser des situations de travail productrices de risques chez les femmes. Il est alors d’autant plus important de conduire une analyse genrée des situations pour améliorer la prévention.

 

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